La neuvième édition du Baromètre de la Franchise 2025 dresse un panorama approfondi des réseaux nationaux et internationaux opérant en Tunisie, tout en décryptant les tendances actuelles et l’évolution du secteur depuis la création de cet indicateur il y a neuf ans.
Entre 2016 et 2025, le marché tunisien de la franchise a affiché une progression annuelle moyenne de 15%. L’intérêt des entrepreneurs s’oriente de manière croissante vers les enseignes locales, au détriment des marques étrangères. Les acteurs tunisiens, mieux adaptés aux spécificités du marché national, offrent des conditions d’accès plus compétitives et des stratégies commerciales mieux ciblées, leur conférant un net avantage concurrentiel.
Ce mouvement en faveur des franchises tunisiennes s’est particulièrement accentué au cours des six dernières années. Selon le Baromètre2025, huit implantations sur 10 privilégient désormais les enseignes nationales, soulignant ainsi un attachement fort à l’expertise locale.
L’étude met également en lumière les secteurs les plus prisés par les franchisés. Trois domaines se distinguent nettement. En tête, le marketing et l’image de marque captent 37% des préférences, grâce à la reconnaissance immédiate qu’ils offrent et à la solidité des modèle économiques transmis, limitant ainsi les risques et optimisant les performances par l’effet de réseau et le soutien des franchiseurs. L’innovation et la dynamique commerciale connaissent également une montée en puissance significative, passant de 10,9% en 2023à 18,7% en 2025, illustrant l’attrait croissant pour des concepts avant-gardistes.
Parallèlement, d’autres filières enregistrent une forte croissance : L’habillement, la pâtisserie et les glaciers affichent une vitalité remarquable, tandis que de nouvelles professions émergent, telles que les agences immobilières, les ateliers de réparation automobile et les sociétés de services.
Toutefois, des défis subsistent. L’étude que 85% des futurs franchisés peinent à évaluer le montant de l’investissement initial, soulignant une forte demande pour davantage de transparence. En outre, l’accès difficile au financement demeure un frein majeur au développement du secteur.