Les sommes envoyées par les Tunisiens vivant à l’étranger devraient continuer à progresser en 2026 et jouer un rôle de plus en plus important dans l’économie nationale. Après avoir atteint près de 8,8 milliards de dinars en 2025, soit une hausse de 6% par rapport à l’année précédente, ces transferts pourraient dépasser les 9 milliards de dinars cette année. Cette évolution confirme leur place parmi les ressources financières importantes du pays et montre également le lien durable qui unit les Tunisiens établis à l’étranger à leur pays d’origine.
Des ressources importantes pour soutenir l’investissement
Les transferts provenant de la communauté tunisienne installée hors du pays représentent aujourd’hui une source de financement essentielle. Avec près de deux millions de personnes vivant à l’étranger, cette communauté contribue régulièrement à soutenir l’économie à travers les fonds envoyés à leurs familles et les ressources mobilisées vers le pays.
L’objectif ne devrait toutefois pas se limiter à recevoir ces montants. Une partie de ces capitaux pourrait être davantage orientée vers des activités capables de créer de la richesse et des emplois durables. Plusieurs domaines présentent, à cet égard, des possibilités intéressantes, notamment les industries mécaniques et électriques, l’agroalimentaire ainsi que les énergies renouvelables.
Une telle orientation permettrait de transformer une partie de ces ressources financières en investissements utiles à l’économie. Elle pourrait également favoriser la création de nouvelles entreprises, renforcer certaines activités existantes et offrir davantage de possibilités d’emploi.
Au-delà de l’aspect financier, les Tunisiens établis à l’étranger disposent aussi de compétences, d’expériences et de connaissances acquises dans différents pays. Ce savoir-faire représente une autre richesse que le pays pourrait mieux mobiliser pour accompagner son développement.
Un potentiel d’investissement réparti sur plusieurs secteurs
Les possibilités offertes aux investisseurs ne concernent pas uniquement les capitaux provenant de l’étranger. Elles s’inscrivent également dans un programme de développement couvrant la période 2026-2030 et prévoyant plusieurs milliers de projets dans une vaste zone économique du pays.